“The Son” : Sensibilité, désespoir et parentalité
Cette semaine, c’est d’une œuvre du septième art dont j’ai envie de vous parler. The Son, film réalisé par Florian Zeller et sorti en 2022.
L’histoire émouvante et bouleversante d’un garçon sensible qui traverse une période sombre. Au vue de la situation, sa mère accepte qu’il aille vivre chez son père dans l’espoir qu’il retrouve goût à la vie.
En relation avec cette œuvre ce sont trois nouveaux points en relation avec les constellations familiales et systémiques que j’aimerais vous présenter.
Et promis, je tâche d’éviter les spoilers !

I. Sensibilité et désespoir
Dans le film, Nicolhas est un jeune adolescent de 17 ans qui perd goût à la vie. C’est donc le thème du désespoir que j’aimerais aborder, ce vide qui peut nous amener à changer notre perception de la vie. Lorsque la souffrance est invisible, inexplicable, et que notre entourage ne parvient pas à nous comprendre ou à nous soutenir.
Dans le film, il semble que Nicolhas soit un garçon sensible et submergé par une sensation qu’il n’arrive pas à comprendre lui-même. Une hypersensibilité peut parfois nous faire sentir à contre-courant, il est alors difficile d’évoluer dans ce monde où tout parait douloureux et où l’on se sent incompris.
Des méthodes telles que l’EMDR, les constellations familiales et systémiques, l’hypnose, ou la Gestalt (entre autres), alliées à un bon accompagnement sur le moyen ou long terme, peuvent nous permettre de reprendre goût à la vie. Elles nous permettent d’accéder au subtil, à des connexions, à des croyances ancrées, à sa propre vision de la vie ou encore à des héritages qui sont difficiles à cerner de façon purement analytique ou mentale.
Ce sont des outils fiables qui nous permettent d’avancer à notre rythme en prenant en compte la sensibilité et la façon d’être de chacun. N’hésitez donc pas à explorer afin de trouver une méthode qui vous correspond en fonction de la période que vous traversez.
Dans le cas de dépression, celles-ci nécessite généralement une prise en charge par des professionnels de la santé. Cependant, il est tout à fait possible de compléter ce suivi avec l’une de ces techniques. N’hésitez donc pas en parler avec votre thérapeute et votre médecin.
II. Les difficultés de la parentalité
Oh combien j’aime évoquer les constellations systémiques, et pourtant, voilà un sujet qui touche principalement les constellations familiales !
Comme dans le film “The Son”, de nombreux parents veulent le meilleur pour leurs enfants, mais peuvent parfois se sentir démunis face à leur comportement inexplicable.
Les constellations familiales ne visent pas à changer l’autre. Elles offrent l’opportunité d’avoir une nouvelle perspective, une vue d’ensemble. Elles nous aident aussi à comprendre quelle est notre place au cœur d’une situation. Cette méthode peut nous aider à gérer la culpabilité et à nous recentrer au milieu du chaos, en déterminant ce qui est en notre pouvoir ou non.
III. Les relations pères-fils
Dans l’une des scènes on retrouve le grand-père. C’est alors trois générations d’hommes d’une même famille que l’on retrouve au cours du film.
Un père qui se trouve entre deux générations peut rencontrer certains dilemmes. Se voir à travers les yeux de son fils peut raviver des souvenirs d’enfance et susciter des émotions et des remises en question. Certains cherchent à rompre avec le modèle paternel qu’ils ont connu, tandis que d’autres se sentent incapables de rivaliser avec leur propre père.
Les constellations familiales peuvent apporter un soutien face à ces questionnements. De plus, c’est toujours un plaisir d’accompagner les hommes, qui sont parfois plus hésitants à se lancer dans un accompagnement thérapeutique.
